Lionel reçoit Sylvie Germain N°287

Petites Scènes Capitales.

Sylvie Germain

Albin Michel

 

Une machine à vapeur  qui laisse échapper 49 bouffées, 49 touches faussement anodines, inventives, sensuelles comme certaines fleurs laissent éclater leurs couleurs à la lumière retrouvée chaque jour avec une sensualité qui dure et s’estompe le temps d’une éclipse. A l’Image de cette petite fille sur une balançoire, lancée à la volée, qui capte par instant la lumière et se ressource à chaque coup de rein.

 C’est 49 Petites Scènes Capitales de la vie de Lili née dans l’après-guerre. Une famille de doués et surdoués. Une fille qui se trouve ordinaire assiste au destin tragique de la fratrie. 

Lionel Beaudouin pour URBAN TV. Pourquoi avoir qualifié Scènes Capitales de « Petites », n’est-ce  point là une contradiction ?

Sylvie Germain. Permettez-moi en premier lieu d’apprécier et de goûter avec délice l’endroit où nous sommes : l’Hôtel Cathédrale d’où nous entendons, fenêtres ouvertes, tinter par ce beau jour d’automne les heures, face à l’imposant mais délicat édifice qu’est Notre Dame de Strasbourg. Pour répondre à votre question, j’ai employé cet antinomisme  pour marquer d’un terme qu’on utilise communément en psychanalyse, l’aspect traumatisant et dramatique qu’a ou qui s’avère être capital des toutes petites scènes même brèves, des scènes et images fugaces et futiles. Un rayon lumineux, un passant, un arrêt sur image…pouvant être le déclanchement d’un effet papillon.

URBAN TV. J’ai eu l’impression en découvrant votre roman qu’il est le fruit du meilleur de chacun de vos précédents livres  et que les personnages et situations ont été créés au fil de l’eau ?

Sylvie Germain. Effectivement  ce roman a été écrit comme les précédents au fil d l’eau, sur une logique très obscure en apparence, qui est celle de l’inconscient et de l’imaginaire. Une image, une petite scène en appelle une autre, je découvre le livre comme son premier lecteur au fur et à mesure que je l’écris sans retour en arrière, ce qui enlèverait la spontanéité du texte et peut-être même sa poésie. Pour moi l’écrivain doit se préparer mentalement avant d’écrire et s’entrainer, comme un sportif se prépare avant une course ou une compétition qu’il ne pourra pas corriger à postériori.

URBAN TV. -C’est qui là ? - C’est Liliii !

Ces premiers mots de votre livre, est-ce symptomatique du déroulé de votre roman ?

Sylvie Germain. Ce roman n’est pas le fruit d’une rationalité ni d’une logique construite en amont mais plutôt d’une logique inconsciente où le nourrisson qu’est Lili devra découvrir, plus tard sous le prénom de Barbara, ou du moins essayer au fil de sa vie d’identifier l’enfant qu’elle était, à la jeune fille puis à la femme qu’elle est devenue.

URBAN TV. Vos personnages sont peints au travers de nombreux comportements que je qualifierais d’amoureux, avec toutes les formes que l’amour peut avoir, l’amour narcissique pour certains, bestial par instant, vagabond ou de tendresse etc…n’est-ce pas là un traité de l’amour ?

Sylvie Germain. Vous êtes le premier à me signaler cette variation sur le thème de l’amour, c’est significatif de la diversité comportementale de mes personnages. Je dépeins au début l’amour chaste, l’amour filial, puis l’amour du partage, de l’instant présent pour suivre par  des descriptions d’amour sexuel…





 

 
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