Lionel reçoit Didier van Cauwelaert n°276

Didier van Cauwelaert

 

La femme de nos vies. Albin Michel

 

Nous devions tous mourir sauf lui. Il avait quatorze ans, il était surdoué et il détenait un secret, il était David.

Moi, on me croyait attardé mental. Mais ce matin-là, David a décidé que je vivrais à sa place. Si j’ai pu donner le change, passer pour un génie précoce et devenir le bras droit d’Einstein ? C’est grâce à Ilsa Schaffner. Elle m’a tout appris : l’intelligence, l’insolence, la passion…Un roman c’est sûr, mais très prés de la réalité…

Nous sommes le 17 avril 2013, je reçois Didier van Cauwelaert pour la 3e fois en 3 ans à l’occasion de la sortie de son nouveau livre qui recadre quelques vérités au sujet d’un « Hitler » ignare qui a conduit l’Allemagne, pendant de très nombreuses années, grâce à son charisme  et sa cruauté envers tous, y compris envers son entourage.

Lionel Beaudouin pour URBAN TV. Dans la femme de nos vies, quelle part attribuez-vous au journaliste féru d’histoire et au romancier ?

Didier van Cauwelaert. Le journaliste a un devoir d’exactitude, le romancier une obligation de vraisemblance. Là je prends les moments, les pires de notre histoire. Dans ce contexte historique, je développe ma fiction sur le lieu même de la création du prototype industriel de destruction massive de l’homme par la chambre à gaz à l’hôpital psychiatrique d’Hadamar où étaient internés les enfants qualifiés épileptiques, parce que surdoués. L’histoire de ce roman a commencé il y a près de quarante ans, j’avais neuf ans et un religieux de ma famille, dispersée aux quatre coins du monde, m’apprend qu’un gamin de quatorze ans, de notre fratrie, la branche allemande, surdoué mais qualifié d’épileptique a été interné à Hadamar. Ce fut pour moi le premier contact pour un futur roman, celui qui sort aujourd’hui.

Lors d’une rencontre, une actrice allemande me dit : «  dans ma famille nous avons quelqu’un qui aurait peut-être un personnage pour vous, ma grand-mère s’occupait d’une école d’enfants surdoués pendant la guerre et a essayé de sauver des enfants en maquillant parfois la réalité.  Durant ma vie j’ai rencontré plusieurs personnes qui ont eu des rapports avec Hadamar et chaque fois ce fut une pierre à mon édifice littéraire et de là j’ai inscrit la substitution de l’enfant dans mon roman.

URBAN TV.  Entre nos mains depuis un mois, avez-vous déjà des remarques pour contre façon historique ?

Didier van Cauwelaert. Et bien non! Au contraire, bien des historiens m’ont contacté pour obtenir les sources de mes allégations, en particulier celles qui touchent la personne d’Hitler et sa supposée intelligence…C’est vrai, parallèlement à l’école des surdoués il avait crée une école  pour les chiens, par commodité, elle était à Hanovre, mais je l’ai jointe à l’hôpital psychiatrique pour mettre en exergue l’intérêt qu’il portait aux uns et aux autres.

Ces historiens m’ont affirmé qu’ils ont appris beaucoup sur l’intimité d’Hitler. Quand mon personnage se retrouve à quitter l’Allemagne pour rejoindre Einstein on apprend qu’Einstein est le seul à ne pas être au courant qu’on construit une bombe atomique à partir de ses travaux. Je montre aussi le côté papillonneur sexuel d’Einstein, il avait un succès fou auprès de la gente féminine…Et puis encore qu’Einstein avait un enfant interné à Zurich et que son amour paternel s’est reporté sur mon personnage…Que Goering ne circulait qu’en train personnel et que sa voiture de luxe suivait le train ! Cà ne vous rappelle rien ?

URBAN TV. Vous semblez apprécier les Mercédès quand elles ne sont pas blindées, par contre vous n’êtes pas tendre avec la marque. En avez-vous reçu un échantillon, pour que vous puissiez en dire du bien dans votre prochain livre ?

Didier van Cauwelaert. Non, mais c’est une bonne idée que vous pourriez donner à la marque. C’est vrai que j’ai une grande passion pour les belles autos. Mercédès produisait des voitures blindées pour les officiels, mais aussi des voitures de grande fluidité artistique à contre courant de la mode de ce temps là, ce sont celles qui restent et qui sont recherchées par les  collectionneurs  aujourd’hui à des prix fous !

URBAN TV. Vous aimez mettre en relation les personnes de l’au-delà ayant une incidence sur  la  vie de vos personnages, Vous  rappeler à plusieurs reprises les témoignages des arbres, colporteurs de l’histoire.

Didier van Cauwelaert. Jamais l’écologie n’a été autant silencieuse et plus lâche face à la déforestation, l’inculture et la spéculation font partie de mes vraies colères. J’ai eu la naïveté, peut-être, de croire qu’on arrêtera de les détruire quand on   saura comment fonctionne un arbre. L’écologie c’est mon cheval de bataille, hors la littérature. Etymologiquement écologie signifie « maison- la maisonnée » alors ! La vie est sacrée, qu’il s’agisse d’humains ou d’arbres, qui sait où la tronçonneuse peut mener ?

URBAN TV. Vous avez devant vous un lecteur  déçu qui aurait aimé une fin de roman qui en appelle un autre, une liaison amoureuse entre Marianne et David où Marianne et Ilsa se confondraient !

Didier van cauwelaert. Mais je n’ai pas fermé la porte, qui sait : ils se sont  donné rendez-vous, à Quatre vingt ans David rajeuni par la  rencontre  d’une Marianne de trente ans, il  est encore vert…

 

Une documentation énorme, un texte riche en citations et références font de ce livre une bible indispensable à la compréhension des mentalités de par-dessus les frontières : politiques, ethniques, religieuses.

 





 

 
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