LIONEL RECOIT la fille d'ANNIE GIRARDOT N°267

Giulia Salvatori

Annie Girardot

Bien avant sa maladie Annie déclare « il va falloir que je donne tout. Ce soir, je vous donnerai peut-être ma vie »déclara-t-elle, il y a trente ans, sur la scène du théâtre Montparnasse. Et elle nous a tout donné, Annie. Sa joie de vivre, dont elle irradiait, avec son regard toujours pétillant, sa voix grave et rocailleuse, et ses mains, qui accompagnaient sans cesse un phrasé singulier…

Ses douleurs, aussi, comme ce soir de 1996 où elle émut la France entière en lançant au cinéma français une déchirante déclaration d’amour qui demeurerait le plus grand moment de la cérémonie des Césars…

Aujourd’hui sa fille Guilia Salvatori trace dans un merveilleux album de photos et de textes élogieux, signés par autant d’artistes (Jean-Loup Dabadie- Nicole Croisille – Marlène Jobert – Michel Piccoli – Alain Delon – Brigitte Bardot et des dizaines d’autres contemporains…) le film de la vie extraordinaire d’une comédienne hors normes.

Giulia impressionné par la vue sur Notre- Dame de Strasbourg et les marchés de Noël, me reçoit Hôtel Cathédrale sur la place du même nom.

Lionel Beaudouin pour URBAN TV. En 2007 vous donnez « La Mémoire de ma Mère » à cette époque

vous évoquiez  un état de dépendance face à la maladie, face au coût des soins. Etait-ce un abandon des français ?

Guilia Salvatori.  C’était le ressenti juste après le départ de maman, avec probablement un peu d’amertume face à la dure réalité de la vie d’artistes qui vivaient au jour le jour  sans se soucier du futur. Mais abandon ! Non. Maman ne voulait surtout  pas montrer sa déchéance, d’ailleurs dans ses derniers films il n’était pas question de montrer une Annie Girardot diminuée ; il a fallut à son entourage et moi-même jouer d’artifices pour qu’elle montre des personnages tels que le souhaitaient les metteurs en scène. La plupart de ses amis ne souhaitaient pas la voir dans sa maladie afin de garder d’elle le souvenir d’une Annie forte, enjouée et pleine d’humour. Dans la reprise de madame Marguerite, fin des années 90, déjà  Annie a du utiliser une oreillette pour pallier aux problèmes de mémoire, cela la rassurait. Le public était sa « gazoline »  sans ce rôle elle serait partie bien avant…

Une phrase de « mourir d’aimer » qu’elle a fait sienne : si ce qui m’arrive pouvait servir à quelque chose !

URBAN TV. Aujourd’hui vous montrez la beauté, la trace indélébile du passage d’Annie dans le cœur de chacun. Pourquoi  revenir sur ce qui vous semblait un abandon ?

Giulia Salvatori. Je montre la beauté, la force d’une femme courageuse. Auparavant au cinéma on montrait des femmes légères, des putes, des commères, avec Annie Girardot on présente la femme d’aujourd’hui que chacun d’entre-nous rêve d’être : flic, avocate… c’est cela qui dérange !

URBAN TV. Féministe peut-être, mais la vie d’Annie est rythmée par des rencontres exceptionnelles, des hommes  toujours. Les hommes ont toujours été les révélateurs de son immense talent, en avez-vous conscience ?

Giulia Salvatori. Il n’y avait pas plus timide ou réservée que maman, toujours attentive. Son côté féministe n’a jamais été un obstacle à la réussite de ses relations avec les hommes, bien souvent elle fut une révélatrice  du talent de ses partenaires.

 

 

URBAN TV. Comment viviez-vous, petite fille, le côté star de votre maman ?

Giulia Salvatori.  Maman  n’a jamais été une star, elle ne s’est jamais considéré comme une star, elle rentrait chez les gens, elle prenait le métro, elle faisait son marché…bien sûr elle faisait du cinéma, mon père aussi. Nous avions la vie de tout le monde, nous prenions des vacances sans se soucier du quotidien, sur scène bien sûr…

URBAN TV. L’image du parfum  c’était Pancola est révélatrice  de l’idée qu’on se fait d’Annie.  Un  savon, un parfum populaire pour une femme populaire !

Giulia Salvatori. Très heureuse que vous me posiez cette question parce qu’au sein de notre association  nous œuvrons pour garder les gestes du quotidien le plus longtemps possible, garder tous les sens  en éveil y compris l’odorat, la musique. Au mois de mai dernier nous avons créé avec Galimard le parfumeur, ce parfum Pancola à l’image d’Annie. Le jour où je l’ai présenté à ma fille elle m’a dit : mais c’est Annie ce parfum, je la vois, je la sens…

Retrouvez l’essentiel de notre rencontre sur urban tv .fr rubrique URBAN TV dans votre ville et dégustez avec délectation l’une après l’autre les pages de cet  ouvrage sur  l’immense Annie.

 





 

 
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