Lionel reçoit Jean Claude Lattès N°257

Jean-Claude Lattès

Le Dernier Roi des Juifs.

Je reçois ce 30 mai 2012 dans les salons de l’Hôtel Cathédrale un auteur qui, après avoir été éditeur se consacre à l’écriture et à sa passion la connaissance de l’antiquité.

L’époque de l’apparition de Jésus, c’est l’époque du Grand Empire Romain. Rome a conquis la Grèce mais la pensée grecque, la langue, la culture grecque domine l’Empire. En Palestine la Loi est régie par la culture juive : la Torah et l’ancien testament. On prête à Jésus cette parole « rendons à César ce qui lui appartient  » et rien de plus : l’impôt…

Lionel Beaudouin pour URBAN TV. En choisissant Agrippa vous faites  une biographie plus romanesque qu’historique. De cette époque Hérode, Bérénice, César ou Tibère ont eu la faveur de grands auteurs. Le petit-fils d’Hérode dont vous avez choisi l’épopée  n’a régné que quatre ans sur la Palestine, pourquoi l’avoir choisi lui ?

Jean-Claude Lattès. Tout d’abord parce qu’il est à part, ce n’est pas un roman, c’est une biographie historique mise en scène où les personnages vivent et prennent la parole. Agrippa est à la frontière des mondes qui nous ont façonnés. Il est juif, citoyen romain, élevé à Rome, ses maîtres sont grecs, c’est le prototype de «  l’Homo- europeanus » que nous sommes devenus aujourd’hui. C’est un être très complexe. Il a connu, c’est ce qui m’a amusé en temps qu’historien, l’aventure, la splendeur,  la grandeur, la décadence, le plaisir mais aussi l’ascétisme et la rigueur.

URBAN TV. De quelle authenticité peut-on créditer le côté historique (voir religieux), quand on sait que les historiens  Flavius Joseph ou Philon  auraient pu être sous contrôle. Particulièrement en cette période charnière de l’Histoire contemporaine de Jésus. Le côté fouillé et précis de votre bio ne pourrait-il pas servir ou expliquer  les trois religions monothéistes d’aujourd’hui ?

Jean-Claude Lattès. Les historiens  que vous citez Flavius Joseph et Philon ont écrit en tant que contemporain de cette époque, leurs récits commencent toujours par : voilà ce qu’il a fait de grand - voilà ce qu’il a fait de mauvais, ce qui fait que l’on peut apporter plus de confiance aux historiens de l’antiquité qu’à ceux de l’époque moderne. Ils n’ont jamais été démentis en  leur temps…On montre d’Agrippa, au début de son règne, toutes les turpitudes  qu’il a faites, ce n’est pas un Roi d’image d’Epinal (il a été escroc, il a volé, il a connu beaucoup de femmes), ce n’est pas un idéal de Roi qui l’anime,  par la suite il devint le Roi Idéal et je suis persuadé que mes sources sont fiables.

URBAN TV. En quoi le règne d’Agrippa a-t-il pu influencer l’Histoire ? Après 1000 ans de turbulences juives jusqu’au règne de son grand-père Hérode.

Jean-Claude lattès. Ma réponse est non.  Je crois que c’est parce que  les préceptes d’Agrippa   n’ont pas été suivi que  l’histoire est celle que nous connaissons. S’il avait survécu à son empoisonnement il n’y aurait pas eu de guerre contre Rome et le temple n’aurait pas été détruit. Le christianisme n’aurait pas pris la place du judaïsme et y aurait-il eu de la place pour d’autres religions ?

URBAN TV. Que penser de ce que retient l’Histoire juive : les malheurs- les génocides, est-ce que cela participe à la cohésion du monde juif?

Jean-Claude Lattès. C’est une période certes brève où les juifs ont coexisté  avec les païens, une période d’harmonie entre les différentes sectes juives et les autres.  Le Roi Agrippa a eu cette forme de tolérance qui respecte l’Autre et donc lui-même sera respecté.

URBAN TV. Dans cette grande fresque historique deux choses entre autres m’ont choqué par la facilité avec laquelle vous les acceptez sans nuances.  La première : vous acceptez les sacrifices d’autrui pour effacer les fautes humaines comme si on devait faire payer à autrui  ses propres erreurs. La deuxième : vous citez les femmes voilées ou perruquées, était-ce déjà la mode ?

Jean-Claude Lattès. Mon propos n’est pas de juger mais de remplir mon rôle d’historien de cette époque, même si cela paraît barbare, ne pas sacrifier c’était insulter Dieu. Le sacrifice d’un mouton c’était 10/100 de votre fortune !...peut-être stupide aujourd’hui mais en tout cas cela montre la grandeur de la volonté de dépassement  de celui qui le fait!...le sacrifice humain  c’est arrêté avec Abraham quand il sacrifie son fils et dans les siècles qui suivirent la vie de l’Homme est devenue sacrée aussi bien en Orient qu’en Occident. Quant aux femmes perruquées  et voilées c’est peut-être là une entorse à la vérité historique. On dit fréquemment que ces coutumes arrivèrent au 19 e et 20 e siècle. Mais il est vrai que certaines égyptiennes étaient coiffées !... du temps de Ramsès…

 

 La mort tragique d’Agrippa survient en 44, un million de juifs périssent dans la guerre avec Rome, la Judée est rayée de la carte.

 Cette première biographie d’Agrippa  personnage central de l’Antiquité, LE DERNIER ROI DES JUIFS se lit comme un grand roman d’aventure, au cœur du premier siècle…





 

 
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