Lionel reçoit Catherine Nay à propos de l'impétueux

 

Catherine Nay

L’Impétueux

21 mars 2012. Catherine Nay éditorialiste à Europe1 me donne rendez-vous à l’Hôtel Cathédrale de Strasbourg.

Catherine Nay arrivée en avance sur l’heure du rendez-vous se délecte d’une boisson chaude et trace le cadre de la peinture qu’elle a faite du Président de la République encore candidat  au printemps  2012. Le livre dont le titre est révélateur commence par : « A toi, je peux le dire, c’était le jour le plus triste de ma vie ». Un aveu, lâché à une amie très chère en septembre 2007 concernant le  jour de l’élection de Nicolas Sarkozy, montre à quel point l’Homme, le Vainqueur est en plein désarroi…

Lionel Beaudouin pour URBAN TV. Pensez-vous que sans Cécilia les élections 2007 et le début du mandat de Nicolas Sarkozy auraient eu des orientations différentes ?

Catherine Nay. Nicolas Sarkozy est Vainqueur des Elections et Vaincu de l’Amour. S’il est vrai que pour les français le spectacle visuel aurait été différent, les résultats auraient été les mêmes ; mais c’est aussi l’échec d’un projet vieux de vingt ans. Depuis vingt ans qu’il vivait avec Cécilia, l’ordre aurait été qu’elle devienne première Dame de France.

URBAN TV. Vous avez rencontré pour la première fois  Nicolas Sarkozy en 1975, à ce moment l’auriez-vous qualifié d’impétueux ?

Catherine NAY. Impétueux sûrement pas, mais d’un culot fou certainement. C’étaient les assises de Nice du RPR et habituellement après l’ouverture  par l’un des ténors, en l’occurrence Michel Debré, la salle souffle et c’est l’heure du rafraîchissement. Là les jeunes prennent habituellement et gentiment la parole…Nicolas Sarkozy prend le micro et commence par : « Je suis gaulliste et j’ai compris qu’être gaulliste c’est être révolutionnaire… » Curieusement en entendant ces paroles il n’était plus question d’entracte, les barons : Chaban- Delmas et les autres se rassoient et l’écoutent…C’est une prise de conscience instantanée de la volonté et  de la pertinence de Nicolas Sarkozy…

URBAN TV. Impétueux, c’est un terme peu employé pour qualifier un Homme politique. Si ce n’est pour qualifier Napoléon. Sentez-vous d’autres similitudes comportementales entre Nicolas et son illustre prédécesseur à la tête de l’état ?

Catherine Nay. Je cherchais un titre pour ce livre. En cherchant ce qui qualifie Nicolas Sarkozy j’ai fait une liste en colonne et j’ai noté : mouvement – prise de risque- audace- courage- mais aussi « bougisme » – impulsivité – excès. Qu’est-ce qui résume tout cela ? L’adjectif impétueux résume l’ensemble de ces traits. D’ailleurs en exergue du livre je cite Chateaubriand, dans les mémoires d’Outre-tombe il montre Napoléon qui avance par saccade, par bonds et haut- le- corps. J’aurai pu citer Stendhal dans le sacre de l’Empereur ou encore José Cabanis dont œuvre et discours pourraient caractériser les deux.

URBAN TV. Dans votre biographie du quinquennat et du roman vrai de cinq ans de vie de Nicolas Sarkozy vous axez  votre « reportage » très journalistiquement avec toujours le côté people qui sert de fil conducteur tout au long des 700 pages, comment les justifiez-vous ?

Catherine Nay. La biographie de l’Homme était mon livre précédent. Ici c’est l’Histoire du quinquennat année par année. Imaginez que je fasse l’Histoire de ces cinq ans sans raconter le divorce, c’est un événement sans précédent, il n’était pas pensable de montrer l’évolution de l’Homme Président sans parler de ses problèmes personnels à résoudre avec Cécilia et ensuite l’arrivée de Carla avec l’influence que cela a pu avoir sur son comportement. Imaginons qu’il ne se soit pas remarié et qu’il papillonne, il n’y aurait eu qu’un pas à franchir pour le comparer à Berlusconi.

Psychanalytiquement Carla et Cécilia ont énormément de similitude : les prénoms – les mêmes désirs : visites à Disney- la fréquentation Bolloré etc. Voilà pourquoi le côté people dont vous parlez est nécessaire à la compréhension du personnage et de ses actions.

URBAN TV. L’épisode de la Lybie avec Cécilia aurait-il pu avoir lieu avec Carla ?

Catherine NAY. Effectivement le rôle apparent de Cécilia près de Kadhafi est important et voulu par Nicolas Sarkozy ; il sentait qu’elle allait partir, il voulait la retenir par des actions fortes et spectaculaires ; ce qui ne fit pas fléchir Cécilia… Quant à Carla elle fut consacrée à Londres lors de l’entrevue avec la Reine. Egalement un épisode croustillant rapporté par Séguéla c’est : la demande de fiançailles par Nicolas à Carla, elle lui répond : « je ne vivrai pas avec un homme qui ne me fera pas un enfant ! »…

URBAN TV. Comme Napoléon Nicolas Sarkozy est grand et fort dans l’adversité, dans les grandes décisions et les grandes manœuvres. Doit-il toujours être en souffrance pour réussir ?

Catherine NAY. Nicolas Sarkozy travaille tout le temps, il vit le pouvoir comme une ascèse, on lui reproche le côté bling-bling ou le Fouquet’s, je m’en explique dans le livre c’est vraiment très peu contrairement à François Mitterrand  qui vivait très bien. Le samedi il prenait l’hélicoptère pour aller faire un golf sur les meilleurs terrains après c’était la tournée des bistrots, de cela monsieur Dosière ne disait rien, ou il partait avec sa fille en week-end ; il prenait du bon temps sur le compte de la république.

Nicolas Sarkozy prend le pouvoir en pensant   qu’il n’en fait jamais assez.

URBAN TV. Comme Napoléon c’est un grand Homme de guerre ! Des stratégies sans bavures, très bien préparées en profondeur ?

Catherine NAY.  Concernant l’intervention française en Lybie. Après avoir obtenu le feu vert du conseil de sécurité et avoir préparé minutieusement les alliances et coordonné les forces militaires. C’est lui qui dirige les opérations avec des risques, certes, mais en ayant mis toutes les chances de réussite de son côté. Je raconte la scène où Nicolas Sarkozy réunit les représentants des  22 pays européens, arabes et américains à déjeuner. Avant de passer à table il pose la question concernant la fameuse colonne de chars qui monte sur Benghazi pour écraser la rébellion : alors qu’est ce que l’on fait ? Le général américain dit : moi je ne fais rien ; l’anglais dit : je ne fais rien avant d’avoir détruit les missiles ; Nicolas Sarkozy reprend la parole et dit : nos avions sont en route pour faire l’opération, si vous ne m’autorisez pas, je leur demande de retourner, sinon dans quelques minutes l’opération sera terminée. Ce fut le succès que l’on connaît.

URBAN TV. Et pour la Syrie… ?

Catherine Nay. Je citerais monsieur Couve de Murville : en politique étrangère il y a deux types de problèmes : il y a ceux qui se résolvent seuls - il y a ceux qui n’ont pas de solution.

 

Catherine Nay rapporte aussi les relations de Nicolas Sarkozy avec les syndicats et donne des informations délicates…Catherine Nay commente les relations de Nicolas Sarkozy avec les journalistes…

Un livre fleuve où rien n’est mis de côté…Des défauts hors normes…Des qualités exceptionnelles.

Un livre indispensable à l’honnête homme.

 

 





 

 
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