Lionel et Guy Bedos

Guy Bedos

Plans rapprochés

Comment se raconter en racontant les autres !

En traçant le portrait de 25 personnes attendues ou non, Guy Bedos nous révèle non seulement qui sont ses amis et ses ennemis, ses amours et ses colères mais surtout qui il est, lui, inclassable et irrésistiblement drôle…

« Aragon, Zemmour ? Cherchez l’intrus ! aurait dit Desproges. Dans cette galerie de portraits, de la lettre A à la lettre Z, d’Aragon à Zemmour, l’alphabet prend soudain la forme d’un précipice…

Z. Qu’est ce qu’il fout là, lui ? Comment s’est-il infiltré dans mon livre ? »

Ou encore en parlant de Desproges : Parti trop vite, beaucoup trop vite. Même sa fin, beaucoup trop courte. On l’a incinéré. Il n’a pas fait long feu. A bientôt Pierre…

Lionel Beaudouin pour URBAN TV. En prenant votre livre en main, le format de l’ouvrage se fait discret comme une petite lucarne ?

Guy Bedos. J’ai voulu apporter quelque chose de modeste par le format et privilégier l’accessibilité à la lecture en l’accordant au  rythme de vie des gens, tout va vite comme mes sketches, les textes sont courts, incisifs pour aller droit au but ; ce n’est pas comme un roman qu’on lit en vacances où l’on prend le temps. Mes portraits sont aux romans ce que mes sketches sont aux pièces de théâtre, j’aime écrire court. Je me souviens d’une anecdote : un journaliste me dit :

« Excusez-moi : je n’ai pas eu le temps de faire court, alors j’ai pris le temps ».

URBAN TV. Que pensez-vous des émissions de «Télé Réalité » qui prennent de plus en plus de place sur le petit écran.

Guy Bedos. Affaissement de la conscience et de l’intelligence nationale ; si j’avais quelques responsabilités vis-à-vis de la jeunesse je supprimerais toutes ces émissions car ça abêtit, ça fait tomber toute la lucidité, l’intelligence des gens. J’ai regardé une fois l’île de la tentation qui a fait 8 millions d’audience ce jour là. Luttons contre ces gens qui « s’en foutent plein les poches ».

Malheureusement  tout le monde dit la même chose que moi et personne n’entre en action.

URBAN TV. Votre livre, un Super Carré VIP où  batifolent les peoples, les artistes, les politiques…

Guy Bedos. C’est ce que m’a reproché un de vos confrères de la TV, mais c’est la loi du genre, mon cher, si je fais le portrait de ma boulangère avec qui j’ai d’excellentes relations, tout le monde s’en fout…La loi du genre fait que pour faire passer quelque idée je dois mettre en scène des personnages connus qui facilitent l’éveil.

URBAN TV. Dis- moi ce que tu manges, je te dirais  qui tu es ! Dis-moi qui tu fréquentes, je te connaîtrais mieux ! Le livre est donc bien une autobiographie.

Guy Bedos. C’est ce que l’on me dit, c’est involontaire. Je n’avais pas envie de parler de moi au départ, j’avais d’ailleurs cette peur là et j’ai été poussé à m’impliquer plus par mon entourage, Nicolas entre autres : si tu nous fais un papier sur un tel ou une telle ce sera comme dans tous les magazines, ça ne nous intéressera pas plus. Il faut qu’il y ait du vécu par toi. Ils avaient raison.

URBAN TV. Impressionnant le jeu de duettiste que vous avez avec Jean Loup Dabadie.

Guy Bedos. C’est mon ami de toujours, mon partenaire au delà  de nos différences. Il y a des moments où ça cogne, quand il m’appelle au téléphone ça commence toujours par une blague : Allo ! C’est Mélanchon…

URBAN TV. Le fait que vous preniez toujours des faits réels piqués sur le vif ne vous laisse aucune place à l’arrondi des angles, aux mensonges…c’est de l’écorché vif !

Guy Bedos. Je ne l’ai pas voulu sauf pour les gens que je fustige dans le livre. Il y en a quatre sur vingt cinq. Je ne fais pas dans le genre «  VOICI » pour balancer des trucs qui peuvent-être croustillants. Je fais l’économie de cette facette là.

URBAN TV. La Gauche Caviar vous impressionne, vous passionne, vous la fréquentez ?

Guy Bedos. Pour moi c’est plutôt la Gauche Couscous, je viens de là, c’est une expression que je m’applique. Il y a un type, Cambadelis, qui a dit que DSK ce n’est pas la Gauche Caviar c’est la Gauche Couscous, pour un peu je lui ferais un procès. Il ne faut pas mélanger les genres.

 

Mon livre c’est plus un livre de tendresse et d’amour que de caricature.

Là où j’en suis de ma vie, j’avais besoin de me soulager. J’en suis dans las années courtes, ce livre à quelque chose de testamentaire.  

 

 





 

 
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