DICK RIVERS CONVERSE AVEC LIONEL

DICK RIVERS   MISTER D 

Lionel Beaudouin pour URBAN TV. Qui a pris l’initiative du changement de nom en 1961 ?

Dick Rivers. Dans les années 60 il était impossible, pour un français, de réussir avec un nom à consonance française. En dix minutes la maison de production et moi-même avons choisi le nom des Chats Sauvages, transformé en Dick Rivers et depuis 50 ans si je signe Hervé je fais un faux.

URBAN TV. Qu’est-ce qui prime pour vous dans la chanson : c’est le rythme, le texte ou la musique ? Dick Rivers. Les français ont découvert le rock n’ roll tout d’abord dans des Cabines où il était possible d’écouter des chansons avec des énormes écouteurs sur les oreilles (avant le juke-box) moyennant l’achat de jetons, comme pour le téléphone. Là ce fut la révélation lorsque j’entendis pour la première fois Elvis Presley; j’étais « Bernadette Soubirous écoutant la Sainte Vierge ». C’était réglé pour moi, si mes chansons étaient pour la plupart en français, les musiques et les rythmes furent américains et anglais.

URBAN TV. En dehors du spectacle vous appréciez « le matériel, le solide » comme l’immobilier, le commerce…pour en arriver à votre ranch aux USA. L’art, le spectacle seraient-ils trop futiles ?

Dick Rivers. Non ce n’est pas çà ! Sam Bernett me demande :- si tu n’avais pas été chanteur, qu’aurais-tu fait ? Et je lui réponds j’aurais ouvert un restaurant. La restauration est un art aussi, demandez aux Grands cuisiniers ce qu’ils en pensent ! En cuisine j’ai des goûts très variés, c’est comme en musique, j’apprécie également Pavarotti, Baschung ou Cabrel. Nous faisons une pause, le téléphone sonne, non pas une sonnerie mais une musique ; Le petit fils de Dick cherche Babette dans Paris, mamie est introuvable, il faut le renseigner d’urgence car il ne peut pas attendre. URBAN TV. Si vous aviez eu au cours de votre carrière la possibilité de relancer les Chats Sauvages ?... Dick Rivers. Non cela ne se serait pas fait, les Chats Sauvages ont été une étape de ma vie, 16 mois de gloire puis un arrêt brutal au sommet. Je ne regrette rien, c’est comme mon premier mariage, ce fut aussi une étape de ma vie, il ne faut jamais revenir en arrière, je ne suis pas passéiste cela fait partie de mon évolution. J’ai été l’acteur de cette époque, je n’étais pas un spectateur comme vous avez pu l’être. J’étais dedans, j’étais sur scène, la vision des choses en est différente. URBAN TV. Vous êtes exigeant avec les femmes, Mouche en particulier. Dick Rivers. Je suis très méditerranéen, pour moi c’est l’homme qui fait bouillir la marmite, ma façon d’être responsable et d’assumer mais aussi de demander pardon si nécessaire. Avec Mouche dont je parle, on s’est séparé depuis une trentaine d’années, mais sa vie n’a pas changé, je lui ai laissé la maison dans laquelle nous vivions, elle a ma carte de crédit et je lui fais une confiance totale, elle me le rend bien ! Ce côté Macho peut avoir du bon. URBAN TV. Vous étonnez le lecteur quand vous dites : le sexe par la notoriété ce n’est pas pour le chanteur, c’est pour son entourage ! Le chanteur est le dernier servi !...

Dick Rivers. Cela a toujours été comme çà, un chanteur doit se protéger, c’est une Masse qui vous aime, ce n’est pas une personne en particulier, vous ne faites pas une sélection au vagin, par contre ceux qui vous entourent …voyez dans le livre.

URBAN TV. Arrivez-vous à séparer votre vie privée de votre vie d’artiste ?

Dick Rivers. Non c’est très difficile avec Babette, mon fils, mon petit-fils mais je déteste l’inactivité, les vacances, les dimanches. Je comprends ceux qui aspirent à la retraite après une vie dans un métier dur, ce n’est pas mon cas car j’ai un métier magnifique. Je me passionne pour les gens qui ne font pas mon métier, les gens normaux : les cultivateurs- les médecins- les garagistes…quand on est artiste c’est au quotidien.

URBAN TV. Vous regrettez que le marché du disque n’aille pas bien, est-ce seulement parce que c’était la ressource première de l’artiste comme pour l’écrivain le livre ?

Dick Rivers. Oui évidemment, je m’insurge aussi sur le fait que l’artiste se « casse le cul » en faisant une œuvre de qualité et que le consommateur n’a en restitution qu’un produit banal dans les oreilles à cause des choses type « MP3 » qui crachent ce qu’elles peuvent sans aucun respect du son et de la musique. De la même manière je suis incapable de lire un livre sur un IPAD, par contre pour les nouvelles du jour ou les cours de la bourse ces lecteurs me suffisent.

URBAN TV. Comment se passent vos concerts aujourd’hui ?

Dick Rivers. C’est formidable, je touche 2 générations et demie, à Lyon avant-hier soir c’était extraordinaire, au Casino de Paris de même et à l’Olympia en mars cela s’annonce très bien. Aujourd’hui Dick Rivers c’est branché…

URBAN TV. Vous avez acheté une maison dans le XVIIIème à Paris, mais vous regrettez le chambardement. Dick Rivers. Oui, mais je suis pour l’intégration, ce qui se passe dans certains secteurs c’est que l’on se retrouve dans des ghettos où les ethnies sont séparées et ce n’est pas bien. C’est la même chose avec les français aux Etats Unis ! Le bon sens voudrait que l’on vive en harmonie dans le respect de l’autre, c’est pourquoi on retrouve des Chinatown dans chaque métropole. Moi ma religion c’est le rock n’ roll, je suis Elvissien, par contre j’émets des doutes sur la qualité de toutes les religions et de ce que l’on en fait.

Le disque qui sort concomitamment avec le livre est le disque le plus actuel de la bonne variété française, l’album est composé sur une musique extraordinaire de par sa qualité, les textes sont des plus grands paroliers du moment et je crois ne pas l’avoir trop mal interprété à ce qu’en dit la critique





 

 
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