LIONE reçoit Richard BORHINGER

Rencontre exclusive avec Richard Bohringer Juin 2011

Il y a Thierry, il y a John, deux êtres qui n’en sont qu’un selon les moments ou les circonstances.
Thierry initie, John essuie les revers…
Il y a Solange, la sagesse même, il y a Betty qui aime l’amour et les hommes…
Il y a le monde tel que nous le connaissons, il y a les nouveaux territoires.

Lionel BEAUDOUIN pour URBAN TV: Quel est le premier rebelle est-ce Thierry, John ou Richard
Bohringer ?
Richard BOHRINGER : Vouloir des nouveaux territoires ou une autre vie ce n’est pas
nécessairement être rebelle, c’est surtout être naïf et c’est très utopique, c’est choisir une autre vie
dans un monde ou le fric n’est plus roi.
L.B : Les contes de fées finissent toujours bien, le votre nous laisse des miettes d’espoirs
R.B : Le bonheur, être heureux, cela ne veut pas dire grand-chose, ce sont les petites choses qui
font le bonheur. C’est une somme de secondes, c’est le thème de la première pièce de théâtre que
j’ai écrite il y a 20 ans « la quête ». C’est le pied de pouvoir gagner sa vie avec un métier que l’on
aime et de pouvoir vivre de sa passion ; le métier d’acteur m’a permis d’élever mes enfants, le reste
d’exister... Dans les nouveaux territoires on a une chance d’exister par soi-même et pas seulement
par les autres.
L.B : Cela fait dix ans que vous êtes africain.
R.B : Encore une fois, je suis fi er d’être africain mais je ne suis jamais allé chercher mon
passeport, je suis allé jusqu’au bout du geste pour marquer mon estime et le respect pour ces
gens mais je n’ai pas besoin de papier pour cela…
L.B : Comment voyez-vous évoluer l’Afrique en général ? La Chine prend la place du Japon, de
l’Inde après la colonisation européenne ?
R.B : Récemment j’étais en Algérie… Dans les démocraties africaines ce n’est pas simple, si un
pays a besoin de matières premières, c’est facile, on donne de l’argent au président et le peuple !...
J’étais à Constantine je voulais une paire de sandalettes algériennes, je n’en ai pas trouvé, par
contre j’ai trouvé des produits Chinois… Au Burkina Faso, le bon job c’est d’être réparateur de
Pick-up. Les chinois envahissent le pays avec des véhicules de mauvaises qualités et les grands
manitous locaux essaient de les réparer.
L.B : Les nouveaux territoires ont sauvé John de Facebook. Ses amis d’aujourd’hui lui suffi sent
(p.119). Avez-vous un compte Facebook ?
R.B : Ca ne m’intéresse pas je préfère le contact, le virtuel je n’y réponds pas ….
L.B : Dans le chapitre du combat contre les hybrides fluorescents (p.101), c’est du Wagner : le
combat des Walkyries triomphantes ?
R.B : Effectivement c’est un combat wagnérien. Ce serait la révolution à l’essai. Mais les
promesses de bonheur... ! Voyez Mitterrand jusqu’où est-il allé ? Il faut avoir confiance en l’homme
mais il y a toujours une partie de l’homme qui dérive. Est- ce l’intelligence de l’homme qui est en
cause, l’animal n’est pas comme cela ; si l’animal est un prédateur, c’est juste pour manger. Dans
le règne animal il y a le respect. L’animal ne thésaurise pas sauf peut-être l’écureuil…. Le lion est
un bon exemple…
L.B : Votre retour au Cinéma c’est quand, c’est quoi ? En littérature, les contes de la cité perdue,
combien d’épisodes encore à écrire ?
R.B : Laetitia Casta, Benoit Poelvoorde seront de la partie ! C’est pour bientôt. Quant à la littérature,
il faut laisser le temps au temps.
Les nouveaux contes de la cité perdue : un livre haletant à dévorer sans modération aux éditions Flammarion.





 

 
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