Lionel reçoit CHRISTINE ORBAN n°304

 

Christine Orban

Quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur.

Albin Michel

 

Christine Orban née le 3.10.1957 à Casablanca au bord de l’Atlantique  va, avec son père, sillonner l’Afrique. Elle fut championne du Maroc de dressage et concours complet  d’équitation et quitte son pays natal pour étudier le droit à Assas. Elle revendique ses deux cultures. Son goût pour la littérature la conduit à publier en 1986 son premier roman : « les petites filles ne meurent jamais ». Elle collabore à des magazines, écrit pour Céline Dion  et pour le théâtre. Son 23e roman est consacré à l’impératrice Joséphine. Avec une empathie troublante, l’auteur du Silence des hommes, de N’oublie pas d’être heureuse, s’empare du personnage de Joséphine et nous fait partager ses passions amoureuses. On retrouvera dans ce récit l’analyse des sentiments et la profondeur qui ont fait le succès de la romancière. «  Moi Joséphine répudiée, lui exilé, comment en sommes-nous arrivés là ? »

Lionel Beaudouin pour URBAN TV. Pourquoi Joséphine ?

Christine Orban. En réalité elle s’appelle Josèphe Rose, une femme volage, infidèle, dépensière…Elle voulait être la première femme de Bonaparte, lui voulait être son premier mari, alors il la renomme Joséphine…Après sa répudiation et le remariage de Napoléon avec la jeune Marie-Louise, Joséphine pouvait dire à juste titre : Elle a épousé l’empereur, j’ai épousé l’homme !

URBAN TV. Un roman où il fait plaisir d’entrer d’emblée, dès la première page. Quelle affinité  avez-vous  avec votre Joséphine.

Christine Orban. C’est le pouvoir des écrivains que d’entrer dans la tête de ses personnages, de pouvoir les habiter en particulier quand il s’agit de personnages d’exception comme Joséphine ou Bonaparte et de vivre leur aventure de l’intérieur. Le bonheur avec Joséphine et Napoléon c’est de pouvoir les mettre en scène sans les présenter, car chacun d’entre nous a la prétention de les connaître déjà un peu.

URBAN TV. Quel effet bizarre, faîtes-vous sur mon cœur ? Un leitmotiv écrit, prononcé. Etait-il  si sincère ?

Christine Orban. Cet écrit de Bonaparte au début de leur relation passionnelle était évidemment sincère. A la fin de sa vie il dira dans ses mémoires que c’est la seule femme qu’il ait véritablement aimé. Ce qui est passionnant c’est que : « être aimé d’un génie humain et surhumain comme disait Nietzche, mais un génie quand même comme Bonaparte », ne pouvait se rapporter qu’à une femme d’exception telle Joséphine. Une femme bienveillante, avec certes des défauts, mais une femme d’intérieur, remarquable, apaisante, avec un sens inné de l’élégance de la mode et pour lui le Corse un peu rustre qui débarque à Paris elle sait  renvoyer une image de sa gloire et de sa réussite par la beauté, même s’il la gronde parfois lorsqu’elle dépense trop. Difficile d’imaginer cet homme rentrant de campagne d’Italie ou d’ailleurs enfilant ses pantoufles et vérifiant les comptes du ménage et compter les napperons !...avant d’aller à l’opéra et vérifier la tenue de sa femme !...Quel pouvoir de savoir vivre plusieurs vies à la fois ! Un amoureux passionné, un guerrier triomphant, un homme généreux dans l’intimité, un chef d’état fin stratège, sachant engager un Fouchet ou un Talleyrand dont il savait qu’ils le trahiraient mais il savait qu’ils étaient les meilleurs et cela ne lui faisait pas peur. En amour ce fut pareil. Au début il choisit cette femme bien au-dessus de ses moyens, issue de l’ancien régime, aristocrate, mais elle connaît tous les hommes politiques.  Au début de leur rencontre, c’est elle qui va l’aider, bizarrement. Elle était plus âgée que lui, c’était un avantage, par la suite elle va en souffrir.

URBAN TV.  La  répudiation occupe la première place dans le roman !

Christine Orban. Utiliser ce moment pour s’introduire, dans les pensées de Joséphine c’est formidable pour analyser le chagrin et la violence des sentiments qui s’en dégagent ainsi que la cruauté partagée, pour le devoir d’Etat. Je rappelle cette phrase «  Dussé- je  sacrifier 20 000 hommes, je la couronnerais impératrice » qu’il a prononcé après qu’elle l’eût trompé. En reconnaissance de sa dette, il l’impose au peuple, à la société et sa famille.

URBAN TV. Avez-vous imaginé un autre destin pour Bonaparte si le couperet était tombé pour de bon avant le consulat ?

Christine Orban. Le mari de Joséphine tombe sous l’échafaud, elle doit suivre le même chemin, un hasard invraisemblable l’en fait  réchapper…  sa destinée était autre, celle de Napoléon était liée à la sienne, ce couple mythique n’aurait pas existé.

 

Bien d’autres facettes de ce couple extraordinaire sont présentes dans cette biographie. Je vous laisse le plaisir de les découvrir au fil des pages.

Un roman historique tel que l’on pourrait le vivre aujourd’hui à travers le petit écran.

 

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