Lionel reçoitGILLES PARIS n°299

Gilles Paris

L’été des Lucioles  aux éditions Héloïse d’Ormesson

 

Gilles Paris né à Suresnes a déjà publié Papa et Maman sont morts, en 1991 ; Autobiographie d’une Courgette, en 2002 ; au Pays des Kangourous, en 2012  et collectionne les prix littéraires.

Roman après roman, l’auteur excelle dans l’art de se glisser dans les personnages d’enfants. Ici il entre en scène sous le couvert de Victor, un petit bonhomme intelligent qui sait se faire aimer.

 « J’ai 2 mamans et 1 papa qui ne veut pas grandir » ainsi commence l’histoire de Victor Beauregard en vacances à la résidence du Grand Hôtel du Cap Saint Martin et sur les chemins des douaniers.

Des secrets, un parfum de magie, de l’humour, de la tendresse, de la poésie méridionale. Un roman sensible et touchant.

Lionel Beaudouin pour URBAN TV. Un  roman, conte et mystère, qui tient de la magie autant que de l’innocence. L’été des lucioles est destiné à quel public ?

Gilles Paris. Comme dans mes précédents romans j’ai écrit pour les adultes, mais à travers les différents déplacements que je fais en France, à travers les salons du livre, les libraires qui me donnent l’occasion de rencontrer Mon public et Mes lecteurs, je me rends compte que beaucoup d’enfants et d’adolescents me lisent également. Bien sûr les femmes, comme pour tous les romans sont plus fidèles à mes écrits que les hommes.

URBAN TV. Quel sentiment souhaitez-vous partager avec vos lecteurs : la force de l’amitié ou l’amour de la nature ?

Gilles Paris. Ce que j’aimerai partager : c’est l’émotion qui permet à l’adulte de retrouver d’une certaine manière l’enfant qui est en lui avec des sentiments vrais.

URBAN TV. Vous soulignez que vous avez eu une enfance heureuse au milieu d’une famille unie, alors pourquoi dans chaque roman faire mourir ou disparaître vos parents ?

Gilles Paris. Je crois que si je racontais la vie d’une famille heureuse, on s’ennuierait très vite. Je pense que ce qui fait le sel de la vie, c’est la faille, la fêlure qui donne  une dimension dramatique et ce ne sont pas les épreuves que l’on peut traverser, c’est ce qu’on en fait qui a de l’importance. Ce qui m’intéresse dans l’écriture des romans à la fois graves et légers, c’est  la voix de l’enfant par qui  les sujets graves sont abordés, et de voir comment on s’en sort…

URBAN TV. Vos héros principaux ont toujours  dix ans, avec des destinées différentes, comme si vous cherchiez encore l’enfance que vous auriez aimée avoir ?

Gilles Paris. J’ai assez peu de regrets et je ne suis pas nostalgique, j’adore vivre dans le présent mais j’essaie de me surprendre moi-même, tout autant que mes lecteurs. Vous remarquerez que même si les narrateurs dans mes romans sont des enfants, ils ont un vocabulaire qui évolue. Il y a vingt ans, les enfants ne parlaient pas le même vocabulaire qu’aujourd’hui et par ailleurs Victor, dont il s’agit aujourd’hui, est plus futé et plus malin que les précédents…  Vous serez également surpris, que dans mon prochain roman, le gamin de neuf ans évoluera dans une maison de retraite ! Où l’on verra que le milieu social n’influe peu ou pas sur l’amour parents/enfants !

URBAN TV. De qui êtes-vous le plus proche, de François le père, de Victor ou de l’innocence de l’un et de l’autre ?

Gilles Paris. Des deux, je dirais, d’une certaine manière  que le père  effectivement pourrait être victime de la parité. Les femmes sont peut-être plus malignes que nous, elles ont pris le pouvoir. Le père un peu inconséquent baba-cool victime du syndrome de Peter Pan …attachant malgré tout, même s’il achète à ses enfants des vêtements pas toujours à leur taille parce qu’il ne les voit pas grandir…

URBAN TV. La poésie méditerranéenne qui exhale de votre roman, vous est-elle tombée dessus comme à Pagnol ? Peut-être avec l’accent en moins ?

Gilles Paris. Vous relevez un côté que l’on ne m’a pas encore fait remarquer. Effectivement l’accent verbal s’il est absent, les lieux sont les mêmes, la manière d’y évoluer également. Le soleil et la joie de vivre sont communs avec ce que nous partageons avec les gens des années 1930. Les senteurs, les couleurs chantent également à nos yeux, notre odorat et nos oreilles…

L’été des lucioles un moment d’émotion tout à fait troublant.

 





 

 
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